BULLETIN   N° 11 MARS   2006

 

Editorial 

 

Pour une commune, le développement économique c’est : des rentrées fiscales nouvelles, des emplois notamment pour les jeunes….En matière d’économie aujourd’hui plus qu’hier, les grandes orientations échappent aux collectivités, (mondialisation). Pour autant cela ne veut pas dire que nos élus doivent être de simples spectateurs. La preuve s’il en fallait une est que dans notre pays il existe des communes « riches » et des communes « pauvres ». Cela est le résultat d’une situation géographique (la nous n’y pouvons rien) mais aussi de choix faits ou non faits par les décideurs. Pour être concrets, si au début des années 80 je n’avais pas donné une nouvelle impulsion au tourisme en créant la Z.A.C touristique de Portiragnes Plage (malgré les fortes réticences du C.M de l’époque) Portiragnes connaîtrait une situation économique plus difficile. Ceci étant, en économie comme dans d’autres domaines, rien n’est définitivement gagné, il faut en permanence s’adapter, évoluer, faire preuve de créativité. Tout système figé est condamné à disparaître, cela est vrai en biologie, en politique et bien sur en économie.

                C’est pourquoi à côté du tourisme principale activité de la commune, il convient de maintenir et développer les autres secteurs économiques notamment de l’agriculture et particulièrement la viticulture qui connaît actuellement de graves difficultés. L’époque est révolue ou l’on opposait tourisme et agriculture, deux activités qui au contraire se conjuguent parfaitement et qui doivent évoluer face à une concurrence féroce qui existe. Ceci étant les autres secteurs ne doivent pas être oubliés je pense à l’artisanat et à la petite industrie pour cela il convient de dynamiser nos zones d’activités sans oublier les services.

Ne pas mettre tous les œufs dans le même panier est une question de bon sens, il serait dangereux de ne dépendre que d’une activité économique .

 

Portiragnes de par sa situation géographique, de par son potentiel humain de par son passé a des atouts indéniables. Aux élus de la commune et de l’agglo en raison du transfert de compétence de fédérer l’ensemble des activités économiques pour aller de l’avant.

 

                                                                                           Claude EXPOSITO.

                                                                                                                                                                      

HORS SAISON

 

Le fractionnement des vacances, l’ouverture de nouveaux pays au tourisme, la multiplication des offres de séjours à prix discount sont autant de facteurs qui contribuent à modifier les habitudes des touristes.

 

Ces derniers sont aujourd’hui mieux informés et de ce fait beaucoup plus exigeants sur l’accueil, les prix et les animations proposées.

 

Bien sur, nous ne pouvons pas agir directement sur certains paramètres comme le taux de TVA de la restauration ou le coût du travail en France. En revanche, nous pouvons adapter nos offres de services, notamment par la mise en place de prix abordables hors saison pour des hébergements de courtes durées (comme le souligne justement le Maire Adjoint au tourisme dans le bulletin municipal de janvier 2006).

 

Ces offres n’ont évidement de sens que si l’on propose par ailleurs des manifestations susceptibles d’intéresser une clientèle plutôt familiale. A ce titre, notre commune peut faire valoir quelques arguments.

 

Des parcours en vélo, à pieds ou en rollers existent déjà le long du canal, vers les ouvrages du Libron ou la plage, en passant par la Maïre. Ces itinéraires ludiques, ponctués de stations avec pancartes informent les visiteurs sur la faune et la flore locale. Des ballades en chevaux à partir des deux ranchs sont également possibles, tout comme la visite de la Manade ou de la réserve de Roques Haute.

 

Mais d’autres manifestations pourraient être organisées ou développées avant ou après saison, en collaboration avec le tissu associatif, les professionnels du tourisme et la Mairie:

 

-       activités artistiques : exposition de photos sur la nature, ateliers peinture, concours de sculpture de sable,

-       activités diverses : cerfs volants, modélisme, botanique,

-       activités sportives : volley de plage, beach soccer, chars à voiles,

-       Marché des produits du terroir ou produits bio (vin, miel, fruits et légumes, poissons, coquillages…),

-       week-end à thème, par exemple rassemblement de voitures anciennes sur le parking des arènes…

 

La liste n’est évidement pas exhaustive et il est possible que certaines idées soient farfelues, mais il nous paraît légitime de proposer des solutions alternatives.

 

Enfin, afin d’être cohérent avec cette démarche qualitative, un certain nombre de mesures doivent être prises ou poursuivies par la collectivité :

 

-       gestion de la pression immobilière,

-       respect des règles élémentaires de civisme (tri sélectif, propreté, circulation sauvage de véhicules, chiens errants),

-       embellissement du village (ex : participation au concours des villages fleuris, aides à la rénovation des maisons anciennes).

-        

L’AEROPORT DE BEZIERS VIAS EN QUELQUES CHIFFRES

 

     ·  Superficie   :  - PORTIRAGNES :                                ·   Longueur de la piste :

                                 - VIAS :

     ·   Trafic / an :                                                                    ·   Nombre de passagers / an :

 

     ·    Nombre de personnes qui travaillent sur l’aéroport    - Aviation civile :

- C.C.I :

     ·   Coût de l’exploitation :

 

L’AEROPORT BEZIERS VIAS A LA CROISEE DES CHEMINS

 

            Fallait-il doter Béziers d’un aéroport ? la question se posait au moment de sa création. Aujourd’hui il existe, la question est ; comment le faire vivre  et mieux le rentabiliser ?  Sa disparition serait un  mauvais coup porté à notre économie. Sa création a fait disparaître des dizaines d’hectares de bonnes vignes que l’on ne retrouvera plus. Elle supprimerait des dizaines d’emplois et des taxes dont la commune et l’agglo ont bien besoin. La ligne Béziers- Paris a encore de l’avenir pour si peu que les tarifs ne soient pas trop prohibitifs et tant que la ligne T.G.V n’arrive pas. Une des solutions est l’extension de la piste afin d’accueillir les vols charters en liaison avec l’intense activité touristique de notre littoral du Cap d’Agde à Narbonne Plage.

 

            Pour autant nos élus doivent veiller à ce que les exploitations riveraines ne soient pas pénalisées et qu’il n’y ait pas d’aggravation des problèmes hydrauliques en aval. L’intérêt du biterrois voudrait que les différents acteurs (communes, agglos, département, région, C .C.I) se mobilisent pour péréniser la structure. Mais il est à craindre que les considérations politiques l’emportent sur l’économie.

 

A PROPOS DE LA CRISE VITICOLE.

 

Curieusement, on ne parle plus aujourd'hui de pétrole vert; c'est à dire de l'agriculture, et en particulier de la viticulture et du secteur agro-alimentaire qui en découle; ils étaient une contrepartie majeure aux importations du pétrole qui flambe aujourd'hui. Evidemment, la vache folle, le poulet grippé et les relations commerciales franco-américaines n'arrangent rien. Nous pouvons dire aussi, que depuis quelques deux décennies la consommation « du vin gastronomique », qui est amalgamée à celle de l'alcool, mais aussi de la drogue par le jeu de la loi et de la contre publicité, ne résiste plus à l'image que l'on donne d'elle, en France d'abord, à l'étranger ensuite. On n'exporte plus, on ne consomme plus ce que nous produisons sur place. Notre histoire et notre culture, y compris économique sont mis en pièce à l'extérieur et à l'intérieur.  Le flux est immigrant et nous le finançons à coups de milliards d'euros  à tous les niveaux des strates administratives sur un crédit de plus en plus contesté.

Mais la pire des choses nous arrive à nous aussi, Vignerons, après les métallos et les tisserand: Le traitement social de notre production qui enlève toute dignité à coups de mesuretes financières; Un peu comme ces soins palliatifs que l'on administre aux grands malades en fin de vie.

 Pourtant il y aurait à faire pour une production, qui d'ailleurs est en expansion dans le monde. Notamment, ce que   font nos concurrents: libérer les contraintes au niveau de la production.  Nous aider à maintenir un niveau de qualité et par conséquent, le leadership que nous avions.

 Apporter des aides, pas seulement financières, pour la commercialisation, puisqu’il est avéré que la consommation mondiale augmente en qualité.

Il faudrait parler aussi de cet environnement si particulier de nos régions méridionales qui disparaîtrait avec nos vignerons. Que l'on remplacerait par quoi, puisque il n'y a pas de solution de rechange. Et puis le tourisme, que deviendrait-il dans une nature abandonnée, défigurée, anarchique et finalement victime du feu, et de l’inconséquence.

 

UN OUTIL D’INSERTION SOCIALE PAR LE LOGEMENT.

 

                C'est un programme spécifique de l'ANAH (Agence nationale à l'amélioration de l'habitat) mis en œuvre par le Département en 1992 sur l'ensemble du territoire départemental, avec toutefois une priorité pour les communes des bassins d'habitat de Montpellier, Sète Frontignan, Agde, Pézenas, Clermont l'Hérault et Lunel (secteur de marché locatif particulièrement tendu)

 II permet, grâce à des subventions très incitatives de l'ANAH (de 55% à 90% des travaux subventionnables selon la localisation du logement) et à la subvention complémentaire du Conseil Général : (10% des travaux pris en compte par l'ANAH plafonnés à 1525 € par logement) la réhabilitation de logements privés destinés à être loués à des ménages aux ressources très modestes et mal logées.( Sont subventionnés les travaux de mise aux normes et d'habitabilité du logement)                   

II vise les logements vacants et dégradés ainsi que les logements occupés insalubres et indécents pour permettre le maintien du locataire dans le logement. Il permet aussi la transformation d'usage c'est à dire la création de logement dans des locaux non affectés à l'habitation (remise, garage, hangar agricole...)

Le propriétaire s'engage, par convention passée avec l'Etat, à louer son logement pendant 9 ans à un loyer modéré fixé dans la convention (Loyer conventionné)

Le locataire bénéficie automatiquement d'une Aide personnalisée au logement (APL) qui peut être versée directement au propriétaire.

Le Fonds solidarité logement (FSL) permet de pallier en cas de besoin la défaillance financière du locataire à la fois pour l'accès et le maintien dans le logement.

Un suivi social personnalisé peut être mis en œuvre pour assurer son insertion durable dans le logement.

Les personnes logées rencontrent toutes des difficultés économiques et sociales qui ne peuvent leur permettre d'accéder à un logement décent du parc privé. Le PST constitue alors pour elles une réelle chance d'insertion ;

Dans un souci de pérennisation sociale des logements crées, une commission d'attribution a été mise en place en 1995. Composée des représentants du Conseil Général, de l'ANAH, de la CAF et du bureau d'études missionné, elle se réunit tous les deux mois et est animée par la Mission Habitat Logement. Elle valide le choix du locataire par le propriétaire au regard de deux critères impératifs pour l'attribution d'un logement PST : le montant des ressources du locataire proposé et sa situation d'urgence par rapport au logement. La mission d'intermédiation « locataire propriétaire » est assurée par la Conseillère en  Economie Sociale et Familiale (CESF) du secteur géographique de localisation du logement crée . Une équipe d'animation informe conseille et assiste les propriétaires gratuitement pour le montage du dossier, pendant la durée des travaux et jusqu'à l'installation du locataire dans le logement.

Bureau d'études URBANIS :

Montpellier, 42 rue Méditerranée : tel 04 67 64 83 81

Béziers, 3 Bd Jean Jaurès : 04 67 49 97 27.

 

Aujourd'hui déjà quelques 800 logements ont été rénovés dans l'Hérault par le biais de ce programme.__

 

BREVES….

 

TEMPETE DANS UNE PISCINE (Suite)

           

Dans le bulletin N° 10  nous posions la question de savoir quelle avait été la position des délégués de  notre commune concernant le financement du centre nautique d’Agde.  Si l’on attend toujours la réponse  de la municipalité, des élus d’autre communes de l’agglo nous ont confirmé que les 2 délégués de Portiragnes étaient les  inconditionnels » du projet du Président de l’agglo. 

 

ASSEMBLEE GENERALE DE REFLEXION ET PERSPECTIVES

 

            L’assemblée générale de « Réflexion et Perspectives » s’est tenue vendredi 17 février, Maison des associations. Du rapport d’activité présenté par le Président, on retient pour 2005 :

-          La mobilisation contre le projet de parc éolien offshore

-          La forte progression du nombre d’adhérents (62 en 2004 -  82 en 2005 – 100 début 2006)

Du rapport financier présenté par le trésorier à retenir une situation financière saine grâce aux cotisations mais aussi aux nombreux dons d’amis de l’association qui représentent (  59 %) des recettes.. Nous remercions vivement nos généreux donateurs.

 

DEVELOPPEMENT ECONOMIQUE ET AMENAGEMENT DE L’ESPACE : COMPETENCES DE L’AGGLO ?

 

            Dans l’éditorial du bulletin N° 3, le Président consacre 2 lignes à l’économie et rien sur l’aménagement du territoire. Par contre la moitié de l’édito est dédié à l’élection de miss France et au téléthon ;  2 évènements fort différents qui n’ont rien à voir avec l’activité de l’agglo.

 

PHOTO EDIFIANTE DEVANT LES NOUVEAUX LOGEMENTS SOCIAUX

            Cette photo a été prise quelques jours après la parution des articles consacrés à la collecte des ordures ménagères et à ses dysfonctionnements. On avait tout simplement oublié de mettre des containers à la disposition des nouveaux locataires. Les chiens qui divaguent ont fait le reste. Encore une fois la municipalité, l’agglo et le S.I.C.T.O.M vont se renvoyer la balle.

 

 

 

 

 

 

 

QUE DEVIENT LA Z.A.E INTERCOMMUNAUTAIRE DE L’AEROPORT ?

 

            La communauté d’agglo Sud Hérault Méditerranée avait lancé en l’an 2000 le projet d’une Z.A.E intercommunautaire entre la R.N 112 et l’aéroport. 6 ans après rien n’a bougé. Pendant ce temps les Z.A.E des agglomérations voisines se   garnissent.

 

SHELL PROTECTRICE DE L’ENVIRONNEMENT ?

 

Pour justifier son projet de parc éolien du Libron, la Cie Shell mettait en avant la lutte contre le réchauffement climatique. A ceux et celles qui de bonne foi étaient favorables au projet, nous livrons à leur réflexion l’information  suivante. : Après Exxon Mobil, Shell est le plus gros émetteur de gaz carbonique de la planète avec 112 millions de tecCO2 pour l’année 2004.  (Source : Le Monde Economie du 14 mars 2006).