BULLETIN  N°4

Le mot du Président

A quelques jours de l'ouverture de la saison touristique, il nous a semblé opportun d'aborder le thème du tourisme. Ce choix s'impose d'autant plus

 qu'il s'agit de la principale activité économique de la commune.

S'il est un domaine où le développement durable (sujet récurrent ces dernières années) s'im­pose c'est bien celui la.

Il n'y a pas de tourisme durable sans participation de tous: élus, acteurs économiques, ainsi que l'ensemble des habitants.

L'anticipation des besoins et la connaissance des traditions locales devraient permettre d'of­frir des « prestations » aux couleurs de notre terroir.

Un tourisme familial respectueux de l'environnement, une démarche de recherche de la quali­té, une adaptation constante à la demande.... tel sont nos objectifs.

Accueil, écoute, disponibilité, maîtrise des langues...... l'Office de tourisme est souvent pour

nos amis vacanciers le début......de l'aventure.

Directement ou indirectement nous sommes tous concernés par le tourisme, sans oublier que nous sommes aussi des touristes de quelqu'un

Le Président, Alain Perona Directeur de publication

Rappel

Nous rappelons les résultats du questionnaire « Portiragnes 2010 » concernant l'évolution de Portiragnes plage.

Pour augmenter la capacité d 'accueil : 0%-Pour améliorer l'accueil : 79% Les deux en même temps : 21%

 

Le poids du tourisme

II y a encore 25 ans Portiragnes vivait quasi exclusivement de la viticulture. Aujourd'hui le tourisme constitue et de loin la principale activité économi­que de la

commune. Avec plus de 1 million de nuitées vendues pendant la saison, on peut estimer le chiffre d'affaire généré à 30 millions d'euros soit 196 millions

de francs . le tourisme à Portiragnes c'est :

Plusieurs dizaines d'emplois permanents

-    Plusieurs centaines d'emplois saisonniers

-                   Des ressources importantes pour le budget communal (taxe de séjour, foncier bâti, taxe d'habitation, DGF....)

-         A noter que la taxe profession­nelle engendrée par le tourisme abonde le budget de la communauté des communes.

Dans ces conditions le développement de l'activité touristique nous concerne tous et pas uniquement les professionnels du tourisme.

D'ores et déjà de nombreuses questions se posent :comment étaler la saison touristique ? Comment développer un tourisme de qualité ? Comment faire

face à la concurrence de nos voisins ?Comment s'adapter à la demande des consommateurs que sont les touristes ?

De nombreux défis nous attendent car dans le domaine économique rien n'est jamais gagné.

Portiragnes a besoin d'une équipe dynamique, entreprenante en phase avec tous les acteurs économiques pour aller de l'avant.

Pour autant il faut éviter de mettre tous les œufs dans le même panier. *Ledéveloppement du tourisme doit aller de pair avec celui des autres

activités (agriculture, artisanat, industrie)

 

PORTIRAGNES : Le tourisme en quelques chiffres

Résidences secondaires: 2487 (Résidences principales :955 )

Campings: 5 soit    1627   emplacements

Villages vacances: 2

Résidences hôtelières : 1 (40 appartements )

Hôtels: 2(30 chambres )

Gîtes ruraux: 20

Produit de la taxe de séjour: 293546,53 euros (2003)

Produit des concessions et droits de place: 87850,38 euros (2003)

Les plages : attention danger !

Quoique l'on en dise les touristes qui viennent dans notre région recherchent avant tout le so­leil, la mer, les plages. Malgré les efforts accomplis depuis 20 ans

nos plages sont menacées par l'érosion marine ce qui peut avoir des conséquences graves sur le tourisme et l'économie locale. Nous reviendrons sur le sujet à

l'occasion d'un prochain bulletin consacré à l'environ­nement.

 

LE TOURISME EN LANGUEDOC ROUSSILLON

Le tourisme est la première activité économique du Languedoc Roussillon avec 12% du PIB régional en direct et 22% en chiffre d'affaire.

Il génère plus de 40.000 emplois. Bien évidemment le tourisme littoral représente 80% du total.

La fréquentation touristique est composée de 75% de Français et de 25% d'é­trangers. La clientèle étrangère provient dans l'ordre

décroissant des Pays-Bas, de L'Alle­magne de L'Angleterre. En ce qui concerne la clientèle Française, elle provient surtout de l'Ile

de France et des régions de proximité.

QUEL AVENIR POUR LE TOURISME

L'Office mondial du tourisme estime que d'ici 2020 le tourisme dans le monde va tripler. L'Europe reste la principale destination et il est prévu

l'émergence des pays asiati­ques. Ceci étant, il serait illusoire de penser qu'il n'y a qu'à attendre. La concurrence dans ce domaine est rude aussi

bien avec l'Espagne voisine qu'avec les autres stations françaises. Il faudrait donc être compétitif :

 

- En jouant la carte de la qualité tant au niveau de l'accueil, des équipements des paysages, que des infrastructures

( routes, transports aériens )

- En s'adaptant en permanence aux aspirations des touristes qui sont de plus en plus des consommateurs exigeants

( la durée moyenne du séjour est de 7 jours, et elle tend à baisser)

- En portant l'effort sur le développement des ailes de saisons notamment en di­rection des seniors et du tourisme de proximité.

Portiragnes ne manque pas d'atouts, encore faudrait t-il que ses élus soient capa­bles de fédérer tous .les acteurs économiques .

Qu'ils soient capables d'innovation et. d'an­ticipation, ce qui suppose regarder bien au delà de son devant de boutique

AGRICULTURE - TOURISME : Deux activités complémentaires

 

L'évolution des paysages qui nous entourent nous force à constater que l'uniformité de notre culture et notre identité viticole

disparaissent peu à peu ; la viticulture était la prin­cipale richesse de notre commune. Ses traditions et ses valeurs patrimoniales se

perdent in­sensiblement.

Travailler, habiter, vivre ensembles poussent à créer une communauté dans la­quelle, nous avons le sentiment d'avoir un statut

particulier ; les villageois forment un corps, une " Universitas ", avec une personnalité indépendante de ses membres.

Dans cette mutation, il faut favoriser l'activité agricole, conservatrice de notre environnement pour aussi compléter une bonne

urbanisation. Le petit commerce et l'artisa­nat local doivent être intégrés au village ancien et son patrimoine historique.

Le tourisme principale activité économique doit s' épanouir à l'écart.

Au sud de la RN 112, il faut conserver ce territoire tampon agricole pour rentrer dans le village et lui donner cette impression de

villégiature avec la mer en face dans l'es­pace pour rentrer dans le centre, lieu d'échange de produits locaux mais aussi de

discususions, de pouvoirs complémentaires ou rivaux ou sont liées vie politique et religieuse.

Un espace agricole entretenu pour mieux accueillir les quelque 20.000 touristes qui viennent dans notre station balnéaire, et favoriser

les promenades comme ailleurs cer­tains le font tout au long de l'année. Mieux ouvrir le territoire en balisant les chemins et la digue

de la lagune pour arriver à proposer autre chose que le seul Canal du Midi, mais sur son modèle finalement, puisque il a été conçu

dans un but économique et qu'il est devenu touristique.

 

 

QUE D’EAU, QUE D’EAU !

 

 

Les  fortes  pluies  de  septembre  ont  mis  en  évidence  des  dysfonctionnements et  des insuffisances.

Dysfonctionnement de la station d'exhaure à Portiragnes-Plage, ce qui a entraîné l'inondation de certains quartiers.

Dysfonctionnement des bassins de rétention qui ajouté aux insuffisances du réseau pluvial a provoqué l'inondation

du quartier de l'avenue de la Redoute.

Remédier aux dysfonctionnements ne pose pas de problème majeur. Par contre, assurer une parfaite évacuation des

eaux par forte pluie est chose plus complexe, car le ruisseau de la cave de Casso est arrivé à saturation dans sa partie

inférieure.

Une étude hydraulique est en cours, encore faudra-t-il ensuite mettre en œuvre les solutions préconisées.

En attendant, nos élus seraient biens inspirés, s'ils stoppaient momentanément l'urbanisation de la commune.

EFFET BOOMERANG

 

 

Critiqué pour les médiocres résultats des travaux en régie en 2001 et 2002, l'Adjoint délégué

aux travaux avait cru bon de gonfler artificiellement les chiffres en 2003. Il avait intégré les

travaux réalisés dans le cadre du chantier d'insertion et surtout fait rentrer

beaucoup de matériaux en fin 2003.

 

Résultat, en 2004 une partie des travaux n'a pu être comptabilisée, l'ayant déjà été par anticipation, et le montant qui était de 331.700 €

en 2003 passe à 153.400 € en 2004. L'ennui, c'est que par un jeu complexe d'écritures, les travaux en régie figurent en recettes de

fonctionnement, ce qui a provoqué un déséquilibre budgétaire et une diminution des produits que nous avons mentionné par ailleurs.

 

 

SENS ET CONTRESENS

 

 

                Le seul argument avancé par la municipalité pour justifier le sens de circulation de l’avenue

Jean Moulin était la circulation des cars. Il s’avère que les autobus ne passent plus par l’avenue.

Rien n’empêche donc le choix que nous avions préconisé qui  avait été souhaité par de nombreux

intervenants lors des réunions de contradiction, sans parler des étrangers au village qui dés leur entrée

se heurtent à des sens interdits et renvoyés dans les ruelles du centre du village. Pour une commune qui

se veut touristique, ce n’est pas le meilleur signe de bienvenue.

 

 

PARC EOLIN DU LIBRON FIN DU  1 er ACTE

 

                Comme nous l’avons indiqué en dernière minute dans le précédent N° 9 , le projet de parc éolien n’a pas été retenu.

Nous remercions toutes celles et ceux qui nous ont soutenus pour empêcher la concrétisation de ce projet insensé.

Merci donc aux membres du Comité local de défense, aux signataires de la pétition sans oublier les municipalités voisines

qui ont délibéré pour manifester leur opposition ainsi que la fédération de l’hôtellerie de plein air.