


BULLETIN N° 5 JUIN 2004 |
La protection de
l’environnement est l’affaire de tous. Par notre comportement, par nos choix de
consommateur...chacun d’entre nous est concerné.
Les élus des collectivités territoriales
(communes, départements, régions ) sont également partie prenante. La création
des communautés de communes
ou d’agglomération permet de réfléchir et d’agir à une échelle
plus pertinente que celle de la commune. Ce n’est pas un hasard si la plus part
des
communautés se sont vu
déléguer la compétence « environnement »
Cela concerne également les élus nationaux, car les grandes orientations en matière d’environnement ne peuvent s’envisager qu’a l’échelle d’un pays
et même à l’échelle planétaire.
Sur
le plan national, le Parlement vient d’adopter la « Charte de
l’Environnement » . On peut faire crédit concernant les intentions qui
sont louables, mais il
faudra juger sur les actes.
Au niveau international, même si il y a des avancées, la façon dont
certains pays et pas des moindres ( USA, Chine…) bafouent le protocole de Kyoto
laisse mal augurer de l’avenir.
Il est hors de question de revenir à l’âge de
pierre, mais nous devons avancer les yeux grands ouverts, être vigilants, nous
comporter en citoyens responsables
nous le devons aux générations futures.
Directeur
de publication
Le Vendredi 18 Mai, l’Association « Réflexion et Perspectives » a tenu son Assemblée générale. Le Conseil d’administration qui a été élu, est composé de 14 membres :
BARTHES Jean-Claude, BOYER Denis, CALAS Philippe, CALMETTE Didier, COGEZ Jackie, DEPART Jean-Frédéric, EXPOSITO Claude, FAURE Philippe, MAS Muriel,
MECCA René, PLANCHON Nathalie, ROQUEFEUIL Régis, SANGLIER Claude, SAUCEROTTE Jean-Paul.
Le Conseil d’Administration a procédé à l’élection du bureau qui est composé comme suit :
Président d’honneur : SANGLIER Claude
Président : EXPOSITO Claude Secrétaire Adjointe : MAS Muriel
Vice-Président : SAUCROTTE Jean-Paul Trésorier : MECCA René
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Secrétaire : BARTHES Jean-Claude Trésorière adjointe : PLANCHON Nathalie L’importance du sujet abordé d’une part, et un Conseil d’Administration plus étoffé, ont entraîné un grand nombre d’articles. Le Prochain bulletin de Septembre sera donc également consacré à l’environnement afin de pouvoir tout publier ainsi que vos réactions qui nous l’espérons seront nombreuses. "----------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------- |
Bulletin d’adhésion à l’association « Réflexion et Perspectives »Cotisation = 15 € l’an Nom………………………………Prénom…………………………………………………………………………… Adresse………………………………………………………………………………………………………………… Code Postal……………………………Ville…………………………………………………………………………. |
UNE
NATURE ABANDONNEE OU UNPAYSAGE MAITRISE
Nous savons qu’au bout de 4 ou 5 ans d’accroissement de la végétation, « l’embroussaillement » survient; le milieu se ferme, et la masse combustible se forme. Ne subsiste
alors que le gros gibier au détriment des variétés des milieux ouverts, tels les lapins, lièvres, perdrix rouges, passereaux, alouettes, etc…
Nous savons aussi qu’une urbanisation éparpillée comme dans le Var, plantée de pins d’Alep, de chênes verts ou kermes favorise les incendies, surtout quand elle est accompagnée
d’un réseau routier à fortiori mal entretenu, qui draine une population de touristes venus de régions qui n’ont pas la culture du risque lié au feu.
Le vrai paysage naturel n’existe pas, parce que pendant des siècles il a été façonné et entretenu par l’homme. Le fantasme Rousseauiste du citadin en quête de repos porte en lui les
germes de sa propre destruction. L’exode rural et la perte des espaces cultivés permettent à la forêt et à la garrigue de reprendre leur droit. Plusieurs méthodes de lutte adaptées existent :
le reboisement d’espèces traditionnelles de moindre croissance, mais plus résistantes ; telles le chêne blanc, le pin maritime. Une nature en mosaïque où alternent résineux, feuillus et cultures,
notamment la vigne. Mais aussi le pastoralisme qui entretient la strate herbacée pour éviter les jachères. Grâce à la vigne nous évitons, dans nos régions l’agriculture ou l’élevage intensifs :
par exemple la production concentrée de porcs, de volailles ou de bovins qui polluent les eaux de surface ; ou les régions céréalières défigurées.
Il reste aussi que dans le cadre d’une ruralité Européenne, il faudrait aider les nouvelles générations d’agriculteurs à faire leur révolution en douceur pour : maîtriser l’usage des engrais,
des pesticides ou fongicides, voire s’en passer quand cela est possible pour préférer une méthode plus biologique à condition qu’elle soit rentable et faire que l’agriculture devienne aussi un
moyen de l’entretien de notre environnement
PRESERVER LES ZONES HUMIDES
Interface entre le milieu marin et terrestre, les zones humides constituent une richesse incomparable tant sur le plan faunistique et floristique que par la qualité des paysages.
Cela constitue un atout sur le plan touristique, sans parler de la vocation agricole (zone de pacage pour les chevaux, les taureaux et les moutons ).
Ces zones fragiles sont menacées par les actions inconsidérées de l’homme, par l’ensablement naturel des graus.
Nous devons préserver et si possible faire revivre cette richesse patrimoniale.
PROTECTION DU LITTORAL
Phénomène naturel, l’érosion marine s’est accélérée ces dernières décennies du fait de l’intervention intempestive de l’homme. Pour protéger les plages, les collectivités
ont engagé des travaux, utilisant des procédés divers. Portiragnes depuis plus de 20 ans a opté pour la technique “ douce ” des ganivelles qui a donné de bons résultats.
Toutefois ce n’est pas en agissant de façon dispersée que l’on pourra contenir la menace. Seule une action concertée entre les collectivités, l’État et la Communauté Européenne
permettra une réponse efficace. Les tempêtes de cet hiver devraient rappeler les élus à leur responsabilité, il y va de la survie de nos plages et de l’avenir du tourisme .
PROTECTION DES LIEUX HABITES CONTRE LES
INONDATIONS
Afin de mieux protéger Portiragnes-Plage et la “ Cosse ” de Vias des inondations, les deux municipalités avaient monté un projet d’aménagement hydraulique au niveau
de l’ancien grau du Libron. De plus le projet permettait de faire revivre une zone humide en voie de disparition. Financé par l’état et le Département le dossier était au stade de la
demande d’autorisation des travaux. Trois ans après
on en est au même point, dommage car entre-temps on a perdu les subventions.


Particuliers, propriétaires ou non, citoyens surtout, responsables et par ce fait, ne pourrions nous pas prendre conscience des « petits bienfaits »
à entreprendre pour préserver notre cadre de vie ?
· Déchets quotidiens
· Méthodes de traitement des sols et leurs entretiens
· Consommations d’énergie, d’eau
La répercussion de notre mode de vie sur notre environnement mérite sans doute d’être réfléchie !
Assez de mettre toujours en cause les « décideurs », peut-être inactifs ou trop lents dans l’application des décisions.
L’entretien de notre cadre de vie : ce patrimoine, ces paysages témoins de l’histoire, relève de chaque conscience individuelle.
Au nom de notre particularité, donnons-nous les moyens de sauvegarder notre milieu d’évolution.
Interrogeons-nous sur ce dont la collectivité aurait besoin pour maîtriser les dégradations multiples et variées.
En fait, adopter une attitude respectueuse du milieu, favoriserait une éducation à l’environnement pour nos enfants.
’EFFET
PAPILLON
La théorie de Lorenz selon laquelle: « dans l’atmosphère, le moindre battement d’aile d’un papillon peut déclencher deux semaines plus tard une tempête
à des milliers de kilomètres de là », paraît de prime abord un peu fantaisiste. Pourtant, elle garde tout son sens philosophique.
Par exemple, elle nous rappelle que nous avons tous un rôle à jouer pour respecter notre environnement puisque nous en sommes les acteurs malgré nous.
Pour ce qui est du traitement
des déchets, il en est de même.
La bouteille d’eau en verre ou en plastique que nous ne trions pas dans les containers prévus à cet effet n’entraînera peut-être pas de cataclysme
en Chine, mais aura des conséquences tôt ou tard sur notre cadre de vie.
La responsabilité des élus ne peut donc pas être mise en cause car il s‘agit avant tout d‘une démarche individuelle. En revanche, les élus doivent donner
l’impulsion et faire preuve de pédagogie.
Aussi, nous nous félicitons qu’un supplément du bulletin municipal paru récemment réponde déjà à un certain nombre de questions que nous
nous posons comme: « que deviennent nos déchets après dépôt au centre de tri ».
Mais sur ce sujet consensuel, d’autres initiatives pourraient être étudiées voire lancées, en fonction de leur faisabilité technique et financière bien sur, telles que:
· une journée pédagogique sur le recyclage destinée aux enfants des écoles du village (ce type d’expérience se fait déjà dans d’autres villes de France),
· une action concertée avec les commerçants, notamment l’été pour les marchés du village et de la plage, afin de développer l’usage des sacs biodégradables,
· la participation à l’action de récupération des bouchons plastiques (association 1 bouchon: 1 sourire) pour financer l’achat de fauteuils roulants notamment.
Cette liste n’est évidemment pas exhaustive et toutes les idées seront les bienvenues; nous nous engageons d’ailleurs à les communiquer lors de notre prochain bulletin, sous
réserve de leur pertinence.
Développons les actions pour une commune écologique mais vivant avec son temps. Préservons son capital agricole et bucolique qui plaît tant aux autochtones qu’aux touristes.


Au printemps la municipalité a fait détruire les nids d’hirondelles construits ces dernières années sur la façade de la mairie.
Certes cette présence occasionne quelques inconvénients, mais pour autant fallait-il en venir à une solution aussi radicale ?
Espérons que les particuliers confrontés au même problème ne prendront pas exemple sur nos élus.
B R E V E S...........
TOURISME :UN DEBUT DE
SAISON MOROSE.

D’après les professionnels du tourisme, ce début de saison est morose. Les causes semblent multiples : le temps, le calendrier de mai, la canicule 2003
sans oublier la situation économique. Espérons que les mois à venir, vont permettre de combler le retard.
Le
dimanche 20 juin 2004, à 16h30, l’Entente Portiragnes-Cers de rugby qui évolue
en 2ème série régionale soulevait le premier bouclier de Champion
de France de rugby de son histoire. Après une saison menée de main de maître par les entraîneurs Didier Verta et Alain Guillart, les Ententistes ont
emporté en mai le titre de Champion du Languedoc. Le parcours de championnat de France a vu l’équipe monter en puissance et éliminer successivement
les Midi-Pyrénées, le Champion de Côte d’Azur, le Champion du Roussillon, celui de Drôme-Ardèche. En demi-finale, c’est le Champion d’Ile-de-France
qui faisait les frais de la forme Porticersoise alors que les Béarnais d’Asasp-Arros s’inclinaient en finale face aux Héraultais sur le score de 13-9. Une saison
exceptionnelle pour Portiragnes-Cers qui réussit le doublé et remporte le titre tant convoité de Champion de France. Félicitations à toute l’équipe, aux dirigeants
et aux supporters qui se sont déplacés nombreux de Portiragnes et de Cers pour encourager leurs couleurs.
Après le service des “ pompes funèbres ”, il semble si l’on en croit les véhicules qui interviennent sur la station d’exhaure, que la gestion du réseau pluvial de Portiragnes-Plage
soit confiée à la Lyonnaise des Eaux. Rappelons que depuis sa création, ce sont les services municipaux qui assuraient la maintenance. Les administrés qui sont aussi des contribuables
doivent savoir. Pour l’instant en mairie on ne trouve aucune délibération ni mise en concurrence concernant cette éventuelle privatisation.

9 Portiragnais adeptes de la “ petite reine ”, ont relié Portiragnes à Vieille Brioude soit 372 Km en 3 jours, tissant ainsi un lien supplémentaire entre les
deux communes. Il faut dire que les responsables de l’association de jumelage avaient bien fait les choses sauf concernant la météo. L’intendance était à la hauteur
ce qui a facilité le “ raid ”. Quant à l’accueil de nos amis Brivadois, le Maire en tête comme d’habitude a été FOR MI DA BLE.
La Municipalité annule les journées sportives et culturelles. Ces manifestations appréciées de la population permettaient de clore l’année scolaire et associative et d’entrer de plain-pied
dans la saison touristique. Une transition festive qui rassemblait les Portiragnais. Dommage !
CLEMATITES
(Suite )
A la suite de nos révélations
sur le lotissement les « Clématites » ( bulletin N°2 ), il semble que
la municipalité après avoir pris conscience de ses manquements
tente de récupérer auprès du promoteur les 63.966 € = (419.589 Frs ) qui auraient dû être versés à la collectivité. Il semble également que nos élus aient du mal à maîtriser
ce dossier qui il est vrai est très technique. Nous sommes disposés à les aider s’ils le souhaitent afin de récupérer la totalité de la somme due, il y va de l’intérêt de notre
commune et de ses contribuables.
Après avoir discuté cinq minutes sans étude comparative, le Conseil municipal a décidé de privatiser le service Municipal des Pompes Funèbres ; motif : c’est contraignant.
C’est à peu prés le même prix que le privé.
Nous avons consulté deux sociétés privées qui interviennent sur la commune et tenons à votre disposition les devis correspondants. Cela donne :
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INTERVENANTS |
PLA |
ROC-ECLERC |
COMMUNE |
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|
|
Total TTC Euros * |
766 € |
950 € |
475,47 |
|
|
|
( Francs ) |
5.024,63 |
6.231,59 |
3.111,88 |
|
|
* Pour des prestations identiques.
Outre l’aspect financier, c’est le coté humain voir affectif de ce choix qui pose problème.
Les Portiragnaises et les Portiragnais étaient portés en terre par les gens qu’ils ont toujours connus au lieu d’employés venus d’ailleurs même s’ils ont des têtes
de circonstance. C’est le dernier adieu du village.
Le tourisme est la première activité économique du
Languedoc Roussillon avec 12% du PIB régional en direct, et 22% en chiffre
d’affaire.
Il génère prés de 40.000 emplois. Bien évidemment le
tourisme littoral représente 80% du total.
La
fréquentation touristique est composée de 75% de Français et de 25%
d’étrangers. La clientèle étrangère provient dans l’ordre décroissant
des Pays-Bas, de L’Allemagne de L’Angleterre….. En ce
qui concerne la clientèle Française, elle provient surtout de l’Ile de France
et des régions de proximité.
QUEL AVENIR POUR LE TOURISME
L’Office mondial du tourisme
estime que d’ici 2020 le tourisme dans
le monde va tripler. L’Europe reste la principale destination, et il est prévu
l’émergence
des pays asiatiques. Ceci étant, il serait
illusoire de penser qu’il n’y a qu’à attendre. La concurrence dans ce domaine
est rude aussi bien avec l’Espagne voisine
qu’avec les autres stations françaises. Il faudrait
donc être compétitif :
- En jouant la carte de la qualité tant au niveau
de l’accueil, des équipements des paysages, que des infrastructures ( routes,
transports aériens )
- En s’adaptant en permanence aux aspirations des
touristes qui sont de plus en plus des consommateurs exigeants ( à titre
d’exemple la durée moyenne du
séjour est de 7 jours, et elle tend à baisser )
- En portant l’effort sur le développement des ailes de saisons notamment en direction des
seniors et du tourisme de proximité.
Portiragnes ne manque pas d’atouts,
encore faudrait t-il que ses élus soient en mesure de fédérer toutes
toutes leurs
ardeurs du développement et
d’innovation touristique, soient capables d’anticipation, ce qui suppose de regarder bien au delà de
son devant de boutique
AGRICULTURE - TOURISME : Deux activités complémentaires.
L’évolution des paysages qui nous entourent nous
force à constater que l’uniformité de notre culture et notre identité viticole disparaissent peu à peu ;
la viticulture était la principale richesse de
notre commune. Ses traditions et ses valeurs patrimoniales se perdent
insensiblement.
Travailler, habiter, vivre ensembles poussent à
créer une communauté dans laquelle, nous avons le sentiment d’avoir un statut
particulier ; les villageois
forment un corps, une « Universitas »,
avec une personnalité indépendante de ses membres.
Dans cette mutation, il faut favoriser l’activité
agricole, conservatrice de notre environnement pour aussi compléter une bonne
humanisation. Le village
ancien vit dans son site périphérique qui devient
naturel et patrimoine historique.
Le petit commerce ou l’artisanat local doivent être
intégrés alors que la grande activité économique doit être épanouie à l’écart.
Au sud de la RN 112, il faut conserver ce territoire
tampon agricole pour rentrer dans le village et lui donner cette impression de
villégiature avec
la mer en face dans l’espace pour rentrer dans le
centre, lieu d’échange de produits locaux mais aussi de discussions, de
pouvoirs complémentaires ou rivaux
ou sont liées vie politique et religieuse.
Un espace agricole entretenu pour mieux accueillir
les quelque 20.000 touristes qui viennent dans notre station balnéaire, et favoriser les promenades comme
ailleurs certains le font tout au long de l’année.
Mieux ouvrir le territoire en balisant les chemins et la digue de la lagune
pour arriver à proposer autre chose
que le seul Canal du Midi, mais sur son modèle
finalement, puisqu’il a été conçu dans un but économique et qu’il est devenu
touristique.